Du 3 au 9 août 2009, Romy et moi avons réalisé un raid de 850 km dans le but de relier les deux maisons de famille où nous passions respectivement nos vacances d'été. J'étais en roller-skatedrive et elle était à vélo.
Le point de départ fut le village du Revest-du-Bion, au pied du Mt Ventoux dans les Alpes de Haute Provence. Il s'agissait de rejoindre le village de Mezzomonte, situé au Nord-Est de l'Italie dans le Frioul-Vénétie Julienne, non loin de Venise.
Jour 1 : Revest-du-Bion --> Les Eygoires, Savines-le-Lac
115 km, D+ : 960m
Le périple commence le lendemain de l'ascension du Mont Ventoux, au Revest-du-Bion, village que les Pucistes du stage en Provence connaissent bien. Après l'ascension du col de l'Homme Mort par son versant le plus facile, nous enchaînons des kilomètres de descente en direction de Gap, passant par les gorges encaissées et spectaculaires de la Méouge.
Premiers kilomètres, premières difficultés :
Le Col de l'Homme Mort
Soudain, vers Talard, nous avons la surprise de rencontrer d'autres patineurs, dont mon ami Youb. La fin de l'étape est plutôt difficile : c'est une succession de montées et de descentes à n'en plus finir, sur des revêtements pas toujours bons, comprenant une quinzaine de kilomètres de route nationale. Mais la descente finale sur les eaux bleues du lac de Serre-Ponçon vaut tous ces efforts. Il reste néanmoins à traverser le lac sur le trottoir étroit et accidenté du pont, qui offre une prise maximale à un vent de travers de plus de 50 km/h !
Jour 2 : Les Eygoires, Savines-le-Lac --> Fontgillarde, Molines-en-Queyras
65 km, D+ : 1729m
En quittant le lac de Serre-Ponçon au petit matin
L’étape commence par la montée sur Embrun, capitale de l’Ironman. Nous visitons rapidement la ville dont la hauteur offre une très belle vue sur la vallée de la Durance. Pour éviter la Nationale, nous continuons à monter au-dessus de la vallée. C’est l’occasion de découvrir les villages typiques de la région des Ecrins. Je commence à ressentir des lourdeurs dans les jambes, tandis que nous nous détournons par erreur sur la grimpette qui mène à Risoul, dont je me serais bien passé.
Après Guillestre, le paysage change. Nous sommes sur la route qui mène au fameux col de l'Izoard, suivant des gorges vertigineuses qui surplombent un torrent. Après la pause déjeuner, la route remonte le long d’une rivière au fond des gorges du parc du Queyras. La pente est douce, mais offre peu de répit. Nous profitons de la rivière pour nous rafraîchir, nous laver et rincer nos vêtements.
La route des cols de l'Izoard et Agnel
En arrière plan, les eaux turquoises du Queyras
Peu après, nous quittons la route de l'Izoard pour prendre celle qui mène au col Agnel, la frontière que nous devons franchir le lendemain. Passé Châteauneuf-en-Queyras, la pente devient plus sévère : de 5 à 10 %. Fort de ma récente expérience en Iran, je n’ai aucun problème pour adopter la technique de skatedriving en montée et je ne m’arrête que pour prendre des photos. Nous arrivons en fin d'après-midi à Molines-en-Queyras, et décidons de prendre de l’avance sur notre itinéraire pour avoir moins de 700 m de dénivelé positif à attaquer le lendemain jusqu’au col. Les lumières du soir dans les alpages du Queyras offrent de très belles sensations, et nous montons notre tente à plus de 2 000 m d’altitude non loin d’une rivière, près du départ des pistes de ski de fond. Nous nous couchons satisfaits d’avoir grimpé avec notre chargement plus de dénivelé dans la journée que lors d’une ascension du Ventoux !
Des passages à plus de 10% dans la montée du col Agnel
Reconstitution des réserves en eau à Molines-en-Queyras
Pente à 15% au carrefour St Véran / Italie(Notez aussi la poche de 4 l d'eau fixée au SD)
Notre première nuit en camping sauvage
Jour 3 : Fontgillarde, Molines-en-Queyras --> Carignano
112 km, D+ : 782m
Reprise de la montée au petit matin
Le réveil sonne à 5h20. Il fait 2°C dans l’abside de la tente. La route monte fortement en lacets, sans nous laisser le moindre répit. Nous entendons beaucoup de marmottes, et nous en voyons quelques unes. Je retire les couches de vêtements au fur et à mesure que je me réchauffe en patinant. A partir de 2 500 m, il y a quelques névés au fond des combes. J’ai l’impression de ne rien avoir dans les jambes ; ce doit être en raison de l’altitude.


A l'approche du col Agnel
L’arrivée au col Agnel, à 2 700 m, est spectaculaire. La frontière est située au bas d’un col en U entre deux massifs, lequel laisse entrevoir une série de hauts sommets émergeants de la mer de nuage. Quant à la route, elle plonge vertigineusement sur l’Italie avec des pentes à plus de 10% !

Au col, à la frontière franco-italienne
Après des kilomètres de descente très rapides, la chaleur se fait ressentir.
Vive le skatedrive !
Le versant italien du col Agnel
De Savines-le-Lac à Saluzzo : la traversée des Alpes
La route descend en faux plat jusqu’à la plaine du Pô. Nous trouvons à nouveau une rivière pour nous rafraîchir et laver nos affaires tout en marquant une pause déjeuner. C’est au moment de repartir que je réalise que le pneu de mon skatedrive est à plat. Je n’ai pas de chambre à air de secours tant l’éventualité de crever en skatedrive est faible. Je démonte le pneu pour coller une rustine, et découvre avec stupéfaction un trou de presque 10 cm dans la chambre à air alors que le pneu ne porte aucune trace de crevaison ! J’en déduis que la chambre à air a éclaté à cause de la chaleur, mais j’ai du mal à y croire vraiment. Heureusement, il est possible de skatedriver avec un pneu à plat, même si cela est très coûteux en énergie. Ayant rejoint une station de bus, nous parcourons rapidement les 15 kms qui nous séparent de la ville la plus proche. Par chance, nous trouvons vite une nouvelle chambre à air à Saluzzo, et repartons vers 17h00.
Casteldelfino, premier village italien traversé
La fin de l’étape tranche avec les kilomètres de montagne de ces derniers jours : la route est plate et rectiligne, et elle est entourée de champs de maïs. Nous filons à plus de 20 km/h, parfois plus de 25 km/h ! C’est finalement à proximité d’un champ de maïs que nous plantons notre tente à la tombée de la nuit. Les Alpes sont maintenant derrière nous.

Camping dans un champ de maïs, les Alpes à l'horizon
Jour 4 : Carignano --> Romagnano Sesia
115 km, D+ : 335m
L’étape commence par une Strada Statale (SS), c'est-à-dire de la nationale italienne. Il n’est pas encore 8h00, mais le trafic est dense pour entrer dans Turin. Le centre ville n’est pas un lieu idéal pour le roller : trafic, pavés, rails du Tram… Un peu pressés par les kilomètres qui restent à parcourir, nous ne nous arrêtons que brièvement aux lieux présentant un intérêt touristique (notamment la cathédrale ayant abrité le Saint Suaire).
En milieu de matinée, nous sommes bel et bien sortis de la banlieue de Turin. Nous retrouvons la campagne avec des routes SP (Strade Provinciali), peu empruntées par les voitures. Nous marquons une pause de plusieurs heures pour déjeuner et faire la sieste. Il fait 34°C à l’ombre, ce qui dissuade de repartir trop vite. Les premiers kilomètres sous la grosse chaleur sont lents, mais je retrouve du rythme au fur et à mesure que les degrés tombent. Romy, elle, se promène, et il faut préciser que depuis le matin et pour le reste du périple, elle porte tente & matériel de camping pour réduire un peu notre différence de rythme. Nous profitons d’une plage bordant une rivière pour prendre un bain avant de chercher un spot de camping sauvage à la sortie de Romagnano Sesia. Le camping sauvage dans la région impose de se battre avec des nuées de moustiques le temps de monter la tente et de faire cuire les gnocchi.
Vue sur mon système de portage
Jour 5 : Romagnano Sesia --> Albavilla
81 km, D+ : 792m
En début d’étape, nous mettons toute notre énergie à trouver une carte routière détaillée. En effet, nous voulons quitter la trace GPS entrée avant le voyage pour passer plus près des lacs qu'initialement prévu. Nous commençons ainsi par passer sur un pont d’une hauteur vertigineuse au- dessus du Lac Majeur, à Sesto Calende.
Au-dessus du Lac Majeur
Un peu plus loin, nous cherchons notre chemin au travers de petits villages, loin des grandes routes. Ce faisant, nous tombons sur une église dédiée aux cyclistes. L’idée est étonnante ; il est moins étonnant qu’elle ait germé en Italie où les cyclistes sont partout.
Mornago et son Santuario del Cicloturista
Après avoir acheté de quoi déjeuner, nous nous perdons sur une grande route vers Varese. Ce détour de 6 km sur une Nationale assez pentue nous porte un coup au moral. Les erreurs de parcours se paient cher tant la région est vallonnée (~ 800 m de dénivelé positif dans la journée). Il faut d’ailleurs s’acquitter encore d’une demi-heure d’une montée très raide pour arriver au charmant village de Vedano Olona où nous marquons la pause. A défaut de rivière, c’est la fontaine du parc qui nous sert de douche et de machine à laver.
En fin de journée, nous atteignons la ville de Côme au terme d’une descente à n’en plus finir dans la banlieue. Nous déambulons en vélo et skatedrive sur les pavés des rues étroites de la vielle ville, entre les remparts. Nous profitons aussi un bref instant du Lac de Côme, mais il nous faut repartir car la journée touche à sa fin et il faut être sorti de la ville pour camper.
Dans la ville de Côme, au bord du lac
La sortie de Côme est très physique, car il faut monter sur une pente raide durant plusieurs kilomètres. Il nous faut aussi faire des courses pour le dîner et remplir la poche à eau avant de camper. Nous nous retrouvons ainsi sur la route, de nuit, à chercher un lieu pour camper. Le vélo de Romy est heureusement très bien visible la nuit. Nous ne tardons pas à trouver une friche, derrière une villa, pour planter notre tente.
Jour 6 : Albavilla --> Rovato
94 km, D+ : 347m
Nous sommes réveillés avant 5h00 par une grosse averse. La tente nous en protège, et nous décidons de faire la grasse matinée jusqu’à 8h00, espérant que le temps s’améliore et que la route sèche. Nous commençons ainsi l’étape bien reposés, peu après 9h00, sur une chaussée quasiment sèche. Le parcours est relativement facile, et nous avançons vite en direction de Bergame.
J’oublie de me ravitailler correctement. Lorsque je le réalise, je préfère penser à la pizza qui m’attend à Bergame plutôt que de prendre une barre de céréales. C’est une grosse erreur car l’entrée dans Bergame est très longue. Romy voit que je faiblis et que je deviens irritable. Réalisant que la vieille ville est dans les hauteurs, elle me pousse à m'alimenter pour attaquer ces quelques kilomètres de montée. De façon irrationnelle, je m’obstine et refuse de manger. En effet, ce serait accepter l’idée que nous n’allons pas déjeuner de suite. Or cette idée m’est insupportable tant j’ai besoin de manger. J’attends une pizzeria, à la place de quoi je vois une route qui monte, qui monte… Je profite à peine de la vue spectaculaire qu’offre ce lieu exceptionnel. Arrivés dans la Città Alta, je ne vois pas de pizzeria et je veux redescendre aussitôt vers le Macdo aperçu en banlieue. Heureusement, Romy s’aperçoit qu’il n’y a qu’à entrer dans les ruelles au sein des remparts pour en trouver. Encore quelques efforts pour passer les pavés et nous nous installons enfin ! Après ce bon repas, je commande une deuxième pizza dans un fast food puis nous dégustons une glace.
L'arrivée sur Bergame
La Città Alta
Nous nous promenons à pied dans les ruelles du vieux Bergame, puis nous reprenons rollers et vélo pour redescendre. Après quelques détours involontaires, je me souviens que nous sommes revenus sur la trace du GPS. Nous trouvons donc sans peine notre route en direction de Brescia. La campagne est plutôt tranquille, et les villages traversés sont parfois très beaux comme Palazzolo et son réseau de canaux. Nous traversons une zone commerciale à 20h00. Le dernier magasin est en train de fermer et nous n’avons rien à manger. Nous nous contentons d’un panini acheté au bord de la route, puis faisons quelques kilomètres dans la nuit avant de camper dans un champ à la sortie de Rovato, soit à une dizaine de kilomètres avant Brescia.
Jour 7 : Rovato --> Vago
100 km, D+ : 323 m
Tout comme la veille, nous sommes réveillés de bonne heure par la pluie. Après une bonne heure d'accalmie et alors que nous replions la tente peu après 8h00, il se remet à pleuvoir. Tant pis, il va falloir rouler sous la pluie. Lorsque que nous partons, l’averse prend des formes de déluge. Les voitures sont nombreuses et nous envoient des sauts d’eau à chaque dépassement. La chaussée est creuse en de nombreux endroits où mes roulettes sont presque immergées. Il faut tenir, essayer ne pas s’arrêter pour ne pas avoir froid au point de ne pas repartir. Nous entrons ainsi dans Brescia, guidés par le GPS. Nous ne nous arrêtons pas et sortons rapidement de la ville.
Après 25 kilomètres, la pluie cesse. Nous prenons un copieux casse-croûte dans un Macdo et repartons en direction du lac de Garde. Mes roulements grincent et je n’ai pas d’huile (j’ai porté inutilement une bombe pendant mon raid en Iran, et je m’en suis donc dispensé cette fois, prenant un risque). Par ailleurs, le roulement de mon SD qui faisait un bruit inquiétant depuis deux jours est de plus en plus bruyant. Mon matériel est peu roulant, et nous peinons à atteindre le lac de Garde. Suite à une erreur d’inattention, nous ratons la route qui longe le lac et préférons nous détourner plutôt que de rester sur la grande route. Finalement, nous atteignons le bord du lac et nous baignons dans une eau à plus de 25°C.
Le Lac de Garde
Par chance, je trouve un magasin de vélo ouvert en ce dimanche. J’achète du lubrifiant et démonte mes roulements que j’avais préalablement fait tourner dans l’eau du lac. Nous profitons de cette pause et du soleil pour défaire tout le contenu de mon sac et laisser sécher l'ensemble de mes bagages complètement trempés. Les passants regardent la scène avec amusement. Je suis moins amusé, d’autant que mon téléphone portable n’a pas survécu au déluge. Mais le plaisir de retrouver des roulements lubrifiés et un skatedrive silencieux et roulant ne tarde pas à me réconforter.
La suite de l’étape est très roulante, et nous avançons à plus de 20 km/h sans pause, droit sur la ville de Vérone. Nous y arrivons en fin de journée. L’architecture y est remarquable. Le fleuve et les remparts qui le longent me rappellent Avignon. Nous arrivons enfin dans la vieille ville et ses pavés et regardons un moment les arènes romaines.

Vérone
Le soleil est déjà bas : il faut sortir de la ville pour trouver un endroit où camper. Nous roulons à vive allure vers l’Est. En voyant le soleil se coucher ainsi dans notre dos, je me dis qu’en continuant dans cette direction de longues semaines nous finirions par arriver en Chine. Après quinze ou vingt kilomètres, nous nous résignons à quitter la grande route pour trouver un champ loin des habitations où planter la tente.
Jour 8 : Vago --> Trévise
110 km, D+ : 161m
Nous repartons au lever du soleil sur la grande route. Elle est large et roulante, et la circulation est tolérable. Nous tenons ainsi une moyenne de plus de 19 km/h avec quasiment aucune pause. La traversée de Vicenza est facile malgré quelques pavés. C'est à la sortie de cette ville que nous quittons la direction de Venise qui n'est plus qu'à une soixantaine kms, pour aller plus au Nord vers Trévise et finalement Mezzomonte. Les kilomètres défilent très vite sur la Strada Statale. Je sens que j’ai plus de jambes que la veille, que l’avant-veille etc.
Voyant que nous tenons une bonne moyenne, j’évoque à Romy la possibilité de pousser l’étape jusqu'à sa destination finale le soir même. Nous pourrions arriver avant la nuit, au prix de traverser Trévise sans s'y arrêter. Nous choisissons cependant de visiter la capitale des tiramisù, pour une fin de raid le lendemain matin. La ville de Trévise est très belle, mais j’avoue que la gelateria proposant des glaces à un chocolat à 75% retient encore plus mon attention. Nous préférons attendre la fin de notre visite du centre-ville pour en faire la dégustation. Malheureusement, un gros nuage arrive et des gouttes commencent à tomber. Adieu la glace, adieu Trévise.
Nous faisons quelques courses en précipitation et filons vers la sortie de la ville pour monter notre tente avant la pluie. Nous sommes toujours dans la banlieue tandis que les éclairs se rapprochent et que le tonnerre gronde. Cela devient dangereux, l’orage éclate. Nous nous précipitons dans un garage abandonné. L’endroit est sordide et nous ne pouvons pas compter y dormir en sécurité. Nous y dînons le temps que l’orage cesse, puis partons à pied dans la nuit chercher un lieu pour camper. Nous trouvons vite un terrain de sport où nous pouvons planter notre tente en relative discrétion.
Jour 9 : Trévise --> Mezzomonte
55 km, D+ : 546
A 7h00, nous sommes en route pour les derniers kilomètres de notre périple. A l’exception d’une pause pour profiter de croissants au Nutella à 0,80 €, nous filons vers Mezzomonte sur une grande route. Après une quarantaine de kilomètres, nous quittons ce grand axe pour de plus petites routes qui nous conduisent jusqu’au village de Polcenigo. Nous y sommes à 10h30, et le village de Mezzomonte se trouve à quelques 400m au-dessus de nos têtes, soit au terme d’une montée en lacets longue de 6 km avec de nombreux passages à plus de 10%. C’est la dernière difficulté du raid, mais pas la moindre. Il fait une chaleur étouffante. Nous touchons à notre but après quasiment une heure d’effort .
Et voilà, on l'a fait !
Ca y est, nous avons rallié à roller / vélo nos deux maisons de famille. Ce fut un périple bien différent de mon aventure persane, tout en étant intéressant sur les plans sportif et culturel. Le plaisir a aussi été dans le fait de vivre cette expérience à deux, avant la séparation de 6 mois qui nous attend, Romy et moi. En effet, je pars en stage. C’était d’ailleurs mon dernier été d'étudiant… mais sûrement pas mon dernier été consacré au raid à roller. Car nous sommes arrivés en Vénétie, le point de départ des Routes de la Soie.
4 commentaires:
Bravo à vous deux! Que de mines réjouies malgré l'effort! Ca ne m'étonne pas de vous.
Vous m'avez donné envie de faire comme vous ; c'est fou comme ça porte!
Beau récit et belles photos.
Nous vous faisons des bisous.
Tof et Lili
Merci de partager votre voyage, j'ai apprécier découvrir votre route et vos efforts dans un reportage bien ficelé.
De biens belles images...
Un moyen de déplacement qui permet d'apprécier différemment les voyages.
A bientôt
Bruno
Beau...tout simplement beau. A vous lire j'ai envie de partir sur les routes.
Au plaisir de vous croiser, au Mans ou sur les routes.
Bravo pour votre parcour.
Yann SOLO
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